Parle Seigneur, ton serviteur écoute (1S 3, 9)
Mercredi 21 fevrier 2024

Eglise catholique à Madagascar

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Vademecum pour le Synode sur la Synodalité - 2.1 Qui peut participer ?


Nous voyons tout au long des évangiles comment Jésus s'adresse à tous. Il ne sauve pas seulement les gens individuellement mais en tant que peuple qu'il rassemble, en tant qu'unique berger de tout le troupeau (cf. Jean 10,16). Le ministère de Jésus nous montre que personne n'est exclu du plan de salut de Dieu.

L'oeuvre d'évangélisation et le message du salut ne peuvent être compris sans l'ouverture constante de Jésus au public le plus large possible. C'est ce que les Évangiles appellent la foule, composée de toutes les personnes qui suivent Jésus sur le chemin et de tous ceux que Jésus appelle à le suivre. Le Concile Vatican II souligne que « tous les êtres humains sont appelés au nouveau Peuple de Dieu » (LG, 13). Dieu est vraiment à l'oeuvre dans tout le peuple qu'il a rassemblé. C'est pourquoi « le corps entier des fidèles, oint par le Saint, ne peut se tromper en matière de croyance. Ils manifestent cette propriété particulière par le discernement surnaturel de tout le peuple en matière de foi, lorsque, depuis les évêques jusqu'au dernier des fidèles laïcs, ils manifestent un accord universel en matière de foi et de morale » (LG, 12). Le Concile souligne en outre qu'un tel discernement est animé par l'Esprit Saint et procède par le dialogue entre tous les peuples, en lisant les signes des temps dans la fidélité aux enseignements de l'Église.

Dans cette optique, l'objectif de cette phase diocésaine est de consulter le Peuple de Dieu afin que le processus synodal se réalise à l'écoute de tous les baptisés. En convoquant ce Synode, le Pape François invite tous les baptisés à participer à ce processus synodal qui commence au niveau diocésain. Les diocèses sont appelés à garder à l'esprit que les sujets principaux de cette expérience synodale sont tous les baptisés. Il faut veiller tout particulièrement à impliquer les personnes qui risquent d'être exclues: les femmes, les handicapés, les réfugiés, les migrants, les personnes âgées, les personnes qui vivent dans la pauvreté, les catholiques qui ne pratiquent que rarement ou jamais leur foi, etc. Des moyens créatifs doivent également être trouvés pour impliquer les enfants et les jeunes.

Ensemble, tous les baptisés sont le sujet du sensus fidei fidelium, la voix vivante du Peuple de Dieu. En même temps, pour participer pleinement à l'acte de discernement, il est important que les baptisés entendent la voix d'autres personnes dans leur contexte local, y compris des personnes qui ont abandonné la pratique de la foi, des personnes d'autres traditions de foi, des personnes sans croyance religieuse, etc. Car, comme le déclare le Concile, « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, surtout de ceux qui sont pauvres ou qui souffrent d'une manière quelconque, sont les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. En effet, rien de ce qui est véritablement humain ne manque de trouver un écho dans leur coeur » (GS, 1).

C'est pourquoi, alors que tous les baptisés sont spécifiquement appelés à prendre part au processus synodal, personne - quelle que soit son appartenance religieuse - ne devrait être exclue du partage de sa perspective et de ses expériences, dans la mesure où il veut aider l'Église sur son chemin synodal de recherche de ce qui est bon et vrai. Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui sont les plus vulnérables ou marginalisés.