Bonjour
Aujourd’hui, presque à la veille de la fête de l’Indépendance de Madagascar, Jésus dans l’Evangile (Mt 7,1-5), nous invite à méditer profondément comment doit être notre rapport avec les autres. Il touche un point très sensible. Nous sommes toujours prêts à voir les défauts des autres et nous sommes portés à les critiquer souvent très fortement. Osons dire et confessons les paroles acerbes que nous nous adressons. Elles « polluent » nos rapports pires que les « gaz toxiques » polluant l’environnement engendrant le changement climatique dont les conséquences sont horribles…
Pour sortir de ce cercle infernal qui engendre souvent violences et exclusions, nous devons nous comporter comme Dieu le Père et vivre comme Jésus a vécu en concrétisant au quotidien le commandement de l’amour. En effet la « charité intégrale » ne juge pas, elle pardonne, corrige et va au-delà de tous clivages. Il ne peut y avoir de vraie réconciliation, de paix sans pardon et sans miséricorde.
Avec Sainte Vierge Marie, St Joseph, Bx Lucien Botovasoa demandons l’Esprit qu’il nous donne l’amour (Rm 5, 5) qui fera élargir notre regard. Nous constaterons alors qu’il n’y a ni paille ni poutre dans l’œil de notre prochain mais un frère ou une sœur qui chemine avec nous comme pèlerins de l’espérance pour former la grande famille de Dieu, Olo Araiky Isika Jiaby, Fratelli Tutti (Mt 23, 8) et rebâtir la Maison Commune. Nous rêvons d’un Madagascar heureux, voilà Jésus nous indique le chemin…
Père évêque